En quittant la route principale reliant Rabat à Oued-Zem, quinze kilomètres environ avant cette dernière, en allant vers le Nord-est par une petite route bitumée mais complètement délabrée, on ne peut manquer ce marché hebdomadaire. Déjà, en s’y approchant, quelques kilomètres avant d’y arriver on commence de sentir l’odeur de la viande grillée, entendre les voix des vendeurs plébiscitant leur marchandises en utilisant des hauts parleurs d’une certaine époque.

La route est très étroite et le croisement avec les autres véhicules, de toutes sortes, se fait difficilement. Plus on s’approche du marché plus le nombre de véhicules à traction animale augmente et plus le dépassement devient très difficile à effectuer.

On gare son véhicule à l’entrée du marché. Un gestionnaire du parking (un coin, à l'entrée du marché, réservé aux véhicules) s’occupe de la surveillance du votre.

Quant aux bêtes de sommes, et Dieu sait qu’elles sont nombreuses puisqu’elles représentent le seul moyen de locomotion auquel un paysan peut accéder, elles sont soit enfermées dans un endroit réservé, clos de murs, appelé EL FANDEK, comme pour dire un hôtel réservé aux bestiaux, soit attachées aux pieds des tentes à l’intérieur du marché, à proximité des vendeurs.

A l’approche du marché, de loin, on aperçoit des colonnes de fumée qui s’amenuisent au fur et à mesure qu’elles montent au dessus du carré réservé aux restaurants aménagés, couleur locale, à proximité des étals de bouchers. Il s’agit en effet de la fumée que dégagent les graisses brûlées lors des grillades. Car le marché n’est pas seulement un lieu de rendez-vous entre vendeurs et acheteurs, un lieu d’approvisionnement comme nos centres commerciaux modernes, mais bien plus: un lieu de rencontre entre les amis, la famille et des gens qui se connaissent même pas.

Il est donc un endroit de festivités où l’on s’amuse et on mange bien tout en partageant un verre de thé à la menthe avec les convives.

Au souk des HAD OULAD FENNANE, les ruelles étroites qui séparent les différents carrés réservés aux vendeurs ne sont pas bitumées. En hiver, quand il pleut, on patauge dans la boue et pour cela il vaut mieux avoir De bonnes chaussures. En été, quand on traîne les pieds sur la terre fine, on crée des mini tempêtes de poussières, surtout quand souffle un vent chaud venant du nord.

A SUIVRE...
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